Tu penses que le cannabis, c’est un truc d’homme ? Que cette plante n’a jamais eu sa place dans l’univers féminin ? L’histoire va te surprendre.
À travers les siècles, des femmes influentes ont consommé, cultivé et étudié le chanvre bien avant que ce soit tendance. Reines, écrivaines, saintes : elles ont toutes eu leur histoire avec cette plante mystérieuse.
Ces 6 figures féminines qui ont façonné l’histoire du chanvre
Le chanvre a accompagné ces femmes dans leurs souffrances, leurs créations et leurs découvertes. Voici les six personnalités qui ont marqué cette relation particulière :
- Hildegarde de Bingen – La sainte phytothérapeute du Moyen Âge
- Reine Victoria – La souveraine qui soulageait ses douleurs au cannabis
- Hatchepsout – La pharaonne et les secrets du papyrus Ebers
- Louisa May Alcott – L’auteure des ‘Quatre filles’ et ses expériences au haschisch
- Karen Blixen – La conteuse danoise et ses explorations sensorielles
- Maya Angelou – La poétesse et sa première rencontre marquante
Hildegarde de Bingen : La sainte et le chanvre médicinal

Au 12ème siècle, dans les jardins de l’abbaye de Rupertsberg, une femme révolutionnaire cultive le chanvre. Hildegarde de Bingen n’est pas juste une abbesse. C’est une compositrice, une mystique et surtout une pionnière de la phytothérapie.
Dans ses écrits, elle décrit le chanvre comme un remède contre la phlébite, les nausées et diverses douleurs féminines. Ses recommandations sont précises et détaillées. Elle explique comment préparer des décoctions, des cataplasmes et des fumigations à base de cette plante.
‘Le chanvre diminue les mauvaises humeurs et fortifie les bonnes’, écrit-elle dans ‘Le livre des subtilités des créatures divines’.
Ses jardins monastiques deviennent des laboratoires naturels. Elle teste, observe, note tout. Son approche scientifique du chanvre influence la médecine médiévale pendant des siècles. Ses travaux sur les plantes médicinales sont encore étudiés aujourd’hui par les herboristes modernes.
Reine Victoria et Hatchepsout : Des couronnes sous l’influence du chanvre
Deux reines, deux époques, une même solution contre la douleur. L’histoire nous raconte que la Reine Victoria utilisait régulièrement du cannabis pour soulager ses crampes menstruelles. Son médecin personnel, Sir Russell Reynolds, lui prescrivait cette plante comme traitement de référence.
À l’époque victorienne, c’était normal. Les pharmacies londoniennes vendaient des teintures de cannabis. Les femmes de la haute société ne s’en cachaient pas. Victoria consommait du chanvre pendant plus de 30 ans sans que personne y trouve à redire.
Mais reculons encore plus dans le temps. En Égypte antique, la pharaonne Hatchepsout connaît déjà les bienfaits du ‘shemshemet’. Le papyrus Ebers, daté de 1550 avant J.-C., détaille ses usages gynécologiques. Fumigations pour faciliter l’accouchement, décoctions contre les douleurs pelviennes.
Ces deux femmes de pouvoir ont en commun d’avoir utilisé le chanvre sans tabou. Elles ont normalisé sa consommation médicinale dans leurs cours respectives. L’une règne sur un empire où le soleil ne se couche jamais, l’autre sur les rives du Nil. Toutes deux font confiance à cette plante millénaire.
Louisa May Alcott : L’écrivaine qui explorait le haschisch
L’auteure des ‘Quatre filles du Docteur March’ cache un secret. Derrière ses romans familiaux se cache une femme curieuse des expériences sensorielles. Louisa May Alcott a expérimenté le haschisch et l’a raconté dans ses écrits moins connus.
Sa nouvelle ‘Jeu périlleux’ décrit avec précision les effets du haschisch. Elle y raconte les sensations, les visions, les changements de perception. Son style devient plus libre, plus sensoriel quand elle aborde ce sujet.
‘Une douce langueur envahit mes membres, et je me sentis flotter entre deux mondes’, écrit-elle en décrivant ses expériences.
Pour Alcott, le haschisch n’est pas juste une drogue. C’est un outil d’exploration créative et personnelle. Elle y trouve une source d’inspiration différente de celle qui nourrit ses romans pour enfants. Cette dualité entre l’écrivaine respectable et l’exploratrice intrépide montre toute la complexité de cette femme du 19ème siècle.
Karen Blixen et Maya Angelou : Les voix poétiques du cannabis
Au Kenya colonial, Karen Blixen partage avec Denys Finch Hatton plus que des safaris. Dans ‘La Ferme africaine’, elle évoque discrètement leurs expériences communes avec l’opium et le haschisch. Ces substances accompagnent leurs longues soirées sous les étoiles africaines.
Blixen voit dans ces expériences un moyen de se connecter plus profondément à la terre africaine qu’elle aime. Le haschisch lui ouvre des perspectives nouvelles sur les paysages, les odeurs, les couleurs du continent qui l’a adoptée.
De l’autre côté de l’Atlantique, Maya Angelou découvre le cannabis dans sa jeunesse. Dans ses autobiographies, elle raconte sa première expérience avec une précision sensorielle saisissante. Elle décrit comment cette plante a changé sa perception du monde qui l’entoure.
Pour ces deux femmes de lettres, le cannabis devient un prisme different pour observer la réalité. Il nourrit leur créativité sans jamais la dominer. Leurs écrits gardent cette sensibilité particulière, cette attention aux détails que peut donner une conscience élargie.
Le chanvre au féminin : Un héritage à réhabiliter
Ces six femmes nous montrent que le chanvre n’a jamais été l’apanage des hommes. Médecine, spiritualité, création : elles ont exploré tous les usages de cette plante. Leurs expériences traversent les siècles et les continents.
Sainte, reines, écrivaines, poétesses : elles viennent de tous les milieux. Elles partagent cette curiosité pour une plante qui soulage, qui inspire, qui ouvre des portes. Leur héritage nous rappelle que le rapport au chanvre peut être féminin, intelligent et assumé.
Aujourd’hui, alors que les débats sur la légalisation reprennent, ces histoires nous éclairent. Elles nous montrent que la relation entre les femmes et le chanvre a des racines profondes et respectables.
FAQ : Vos questions sur le chanvre et les femmes célèbres
Oui et non. Ce sont deux variétés de la même plante, Cannabis sativa. Le chanvre contient moins de 0,3% de THC et est légal en Europe. Le cannabis récréatif en contient beaucoup plus et reste interdit dans la plupart des pays.
La consommation de produits dérivés du chanvre légal (CBD, tisanes, huiles) est autorisée en France depuis 2022, tant que le taux de THC reste sous le seuil légal de 0,3%.
Le chanvre servait principalement en médecine (douleurs, nausées, accouchements), en textile (cordes, vêtements) et parfois dans des contextes spirituels ou créatifs comme l’ont montré ces femmes célèbres.
Oui, d’autres personnalités comme l’actrice Sarah Bernhardt ou l’écrivaine Gertrude Stein sont mentionnées dans les archives historiques, mais avec moins de documentation précise que les six figures présentées ici.
Ces femmes extraordinaires ont écrit l’histoire du chanvre bien avant nous. Elles nous montrent qu’il est possible d’avoir une relation saine et éclairée avec cette plante ancestrale.
Leur héritage nous inspire encore aujourd’hui. Il nous rappelle que la curiosité et l’ouverture d’esprit n’ont pas de genre.
